Notre mission

Soigner par la création.
Grandir par le soin.
Transmettre par la rigueur.

ETS ARTCONCEPT porte à Yaoundé un Centre d'Art-Thérapie intégré à l'Élevage et à l'Informatique comme outils de médiation — une réponse culturellement ancrée, accessible et rigoureuse au déficit de soins en santé mentale.

I · Origines du centre

Un vide structurel
dans la santé mentale.

0,06

psychiatres pour 100 000 habitants

Cameroun — l'un des déficits les plus sévères d'Afrique subsaharienne

< 2%

des dépenses publiques de santé

allouées à la santé mentale — Cameroun

Les services existants sont concentrés à Yaoundé et Douala, inaccessibles financièrement et géographiquement pour la majorité de la population. Des millions de personnes — en particulier les enfants et les adolescents — restent sans soutien face à l'anxiété, aux traumatismes et aux difficultés socio-émotionnelles.

1.2

Une réponse ancrée dans la réalité socio-culturelle camerounaise

La santé mentale peut et doit être abordée à travers des outils de médiation culturellement ancrés, non stigmatisants et accessibles. Le Cameroun dispose d'un patrimoine artistique et artisanal d'une richesse exceptionnelle — poteries traditionnelles de la culture bamiléké, percussions des peuples de la forêt, narration orale issue des contes des peuples pygmées et baka, art et motifs textiles des peuples tikars — dont la fonction thérapeutique ancestrale a été documentée scientifiquement. Le centre s'inscrit dans la continuité de cette tradition tout en l'articulant avec les acquis contemporains de l'art-thérapie clinique.

1.3

Un projet né de ressources propres et d'un engagement personnel

Le projet prend appui sur des ressources concrètes mobilisées par son porteur : un terrain de 8 058 m² sur les hauteurs du quartier Nkolbisson à Yaoundé, avec des bâtiments existants, un élevage constitué (moutons, aulacodes, poissons-chats, poulets hybrides) et un fonds de matériel artistique. Ces actifs propres confèrent au projet une base tangible, au-delà du seul discours.

1.4

Une inspiration portée par des initiatives pionnières

Le centre s'inspire de précédents qui démontrent l'efficacité de l'art-thérapie en contexte africain : le Mouvement Afrogiveness, qui a accompagné plus de 100 000 personnes en Afrique centrale et de l'Ouest ; les programmes de LifeTimeProjects dans les orphelinats de Yaoundé depuis 2017 ; et la tradition ancestrale de la poterie bamiléké comme vecteur de bien-être psychosomatique.

Le mot du porteur de projet

« Victime de sévices corporels et moraux pendant mon enfance, la reconstruction personnelle a toujours été au centre de ma vie. Le sport m'y a prédisposé ; l'art m'a apporté des soins appropriés en me conduisant vers la guérison. »

Il est question aujourd'hui de me nourrir de cette expérience pour donner aux autres des outils de médiation clairs et professionnels, vers une démarche de reconstruction et de guérison.

— Do'oNoumsi, porteur du projet

II · Notre philosophie

Une initiative
centrée sur l'humain.

« L'art n'est pas un luxe. Pour ceux qui ne peuvent pas nommer ce qu'ils ressentent, il est parfois la seule langue qui reste. »

Principe 01

L'humain au centre, la création comme chemin

Chaque être humain porte en lui des capacités de création, et ces capacités sont en elles-mêmes des vecteurs de reconstruction qui conduisent sur le chemin de la guérison. L'art-thérapie ne cherche pas à produire des œuvres, mais à libérer un processus : le mouvement intérieur qu'il révèle, la parole silencieuse qu'il permet, la dignité qu'il restitue.

Principe 02

Le vivant comme partenaire thérapeutique

L'intégration de l'élevage n'est pas un hasard économique, c'est un choix philosophique délibéré. Prendre soin d'un animal, observer le cycle de la vie, nourrir : ces actes simples ancrent dans le réel, structurent le temps, développent l'empathie et restaurent le sentiment d'efficacité personnelle. Le vivant est un miroir bienveillant pour celui qui souffre.

Principe 03

Le numérique comme levier d'équité et de rigueur

Ne laisser personne au bord du chemin : le centre informatique devient un vecteur d'inclusion, une véritable école de la seconde chance. Outil thérapeutique (art numérique, photographie), outil d'équité (accès aux savoirs, formation à distance) et outil de rigueur (suivi clinique, publication scientifique), il relie les pratiques ancestrales aux exigences de la recherche.

Principe 04

Une approche communautaire et non stigmatisante

Le centre refuse le modèle de la clinique fermée, réservée aux cas graves et socialement stigmatisée. C'est un espace ouvert, inscrit dans le tissu social de Yaoundé. On y vient pour créer, apprendre, participer — la dimension thérapeutique est présente, mais elle n'est pas l'étiquette que le bénéficiaire doit porter.

III · Valeurs fondatrices

Six valeurs.
Chaque décision.

Elles structurent l'identité du centre et guident chaque décision opérationnelle, clinique et institutionnelle.

01

Dignité

Chaque bénéficiaire est accueilli dans le respect absolu de son histoire, de sa culture et de sa souffrance. Aucun jugement, aucune hiérarchie entre les souffrances.

02

Accessibilité

Les soins psychologiques ne sont pas un privilège. Tarifs modulés selon les revenus, interventions mobiles et ressources propres pour garantir la continuité des services.

03

Enracinement culturel

Poterie, percussions, narration orale, art textile : des médiations choisies pour leur résonance avec le patrimoine camerounais et leur légitimité locale.

04

Rigueur scientifique

Des pratiques fondées sur des données probantes, documentées et mesurées, pour contribuer à la recherche sur l'art-thérapie en Afrique subsaharienne.

05

Responsabilisation

Le centre ne crée pas de dépendance : autonomie émotionnelle des bénéficiaires, professionnelle des praticiens formés, financière de l'institution.

06

Innovation inclusive

Art-thérapie, élevage thérapeutique et informatique : un modèle inédit au Cameroun, au service de l'inclusion et reproductible dans toute la sous-région.

IV · Objectifs & feuille de route

Cinq ans pour bâtir
un modèle de référence.

1Phase 1 — Mois 1 à 24

Les élèves, notre cible prioritaire.

La Phase 1 cible les élèves du primaire et du secondaire de Yaoundé et pose les fondations institutionnelles, cliniques et infrastructurelles du centre.

  • Réhabilitation du site de 8 058 m² et centre informatique de 6 à 8 postes
  • Filière d'élevage thérapeutique opérationnelle dès le 6e mois
  • Programme A — Racines : art-thérapie hebdomadaire pour 500 élèves du primaire (6–11 ans)
  • Programme B — Émergences : théâtre-forum, photographie et élevage pour 500 élèves du secondaire (12–18 ans)
  • Programme C : 15 praticiens locaux certifiés en art-thérapie et 5 techniciens en agropastoralisme thérapeutique
  • Partenariats avec le Minsanté, le Minesup, le Centre Jamot et reconnaissance officielle du centre
  • Étude d'impact et première publication scientifique
1 000 élèves / an15 praticiens certifiés1 publication soumise
2Phase 2 — Mois 25 à 60

Tout public, toute vulnérabilité.

La Phase 2 ouvre le centre à l'ensemble de la population, consolide l'autofinancement et positionne le centre comme référence sous-régionale.

  • Programme D — Confluences : adultes, familles, burnout, deuil
  • Programme E — Résiliences : interventions mobiles auprès des déplacés internes et personnes en situation de handicap psychosocial
  • Programme F — Horizons : expositions participatives, marchés et conférences de déstigmatisation
  • Recettes propres : élevage, formations professionnelles, valorisation des œuvres
  • Plateforme e-learning nationale et télésuivi des praticiens
  • Modèle CAITÉ publié en Open Access et essaimage à Douala et Bafoussam
2 500 bénéficiaires / an60 % d'autofinancement3 publications

Conclusion

La réponse d'un territoire
à ses propres silences.

Les silences des enfants qui n'ont pas de mots pour extérioriser leurs souffrances, des adultes que la vie a fracturés, des communautés que le système de santé et les considérations sociétales ont laissées seules.

Le centre propose une synthèse originale, fondée sur les réalités de l'existant : la puissance des arts comme langue universelle, la présence apaisante du vivant, et la rigueur du numérique comme outil de médiation dans les soins, associée à la recherche clinique. Ni expérimentation ni vue de l'esprit : une réponse construite sur des preuves tangibles et reproductibles, portée par des ressources réelles et des partenariats solides.